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LA CHAIRE CYBERDÉFENSE

La Chaire de Cyberdéfense et Cybersécurité Saint-Cyr, Sogeti, Thales


Séminaire interarmées "L’apport de la cyber dans la maîtrise des données opérationnelles"

Depuis 2013, dans le cadre des travaux de la chaire de cyberdéfense et cybersécurité Saint-Cyr Sogeti Thales, les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et son centre de recherche le CREC, le commandement des systèmes d’informations et de communication de l’armée de Terre (COMSIC) et la DGA Maîtrise de l’Information, co-organisent un séminaire portant sur les enjeux de la cybersécurité sur les questions de Défense. Dans le prolongement des 6 séminaires précédents, ce 7e nouveau séminaire porte sur le thème « L’apport de la cyber dans la maîtrise des données opérationnelles » et se tiendra le jeudi 14 mars 2019 au COMSIC à Rennes
Ouvert aux personnels de la Défense interarmées, il se veut un lieu d’échange et de réflexion sur la conception des futurs systèmes de nos Forces Armées.

Les données opérationnelles peuvent se définir comme les données qui vont pouvoir créer de l’information nécessaire et utile pour mener à bien les opérations militaires.

La numérisation de l’espace de bataille a inauguré une ère où la donnée est au centre de l’articulation des systèmes militaires leur permettant une meilleure efficacité et une meilleure réactivité.

Issues de sources plus nombreuses dont il faut assurer la fiabilité, tels que les capteurs déportés ou les objets intelligents, les données opérationnelles sont également enrichies de données complémentaires qui ne se limitent plus aux données relatives à l’état de nos matériels, à nos ressources humaines ou aux conditions d’environnement. Elles intègrent en effet des données issues de sondes actives analysant les connexions et les flux numériques en cours, ou issues de l’agrégation de données provenant de sources hétérogènes ou de corrélations entre évènements.

Ainsi, la numérisation s’accompagne d’une explosion du nombre de données servant aux opérations pour lesquelles il faut en assurer la maîtrise, c’est-à-dire garantir leur fiabilité et leur diffusion sécurisée. Les informations qui en sont issues doivent enfin être accessibles et lisibles par les décideurs opérationnels pour qu’elles puissent justement devenir utiles sur le plan opérationnel.

L’objet de cette journée d’études du 14 mars 2019 est d’aborder la nécessaire place de la cybersécurité dans la gestion des données opérationnelles, pour assurer une confiance dans leur présence au cœur des systèmes militaires.

La fiabilité des données et leurs diffusions passent par l’efficacité des Security Operation Center (SOC), entités en place dans les armées comme dans les organismes privés et en charge de superviser en permanence le fonctionnement et l’intégrité du système d’information. Dans la première partie de cette journée, la comparaison du déploiement des SOC en opération avec ceux déployés par un opérateur civil pour ses nombreux clients nous permettra de confronter les expertises. La mise en place de SOC de théâtre s’effectue avec une réalité terrain très fluctuante et des impératifs de réactivité, nous étudierons comment s’effectue la préparation et l’ajustement terrain. En conduite, le SOC doit également prendre en compte, dans son fonctionnement, la notion d’identification, d’évaluation et de diffusion des données il s’agit qu’il puisse fournir à temps, les éléments nécessaires au commandement.

La seconde session de cette journée s’attachera ensuite aux données agrégées par le SOC. De plus en plus nombreuses, leur traitement passe par l’utilisation de nouveaux outils technologiques et statistiques. Au-delà de son expertise à traiter un nombre considérable de données, le SOC doit également être en mesure de s’adapter à des schémas nouveaux ou non connus, avec très peu d’antériorité : par exemple des intrusions, ou des schémas furtifs volontairement masqués. Il doit s’orienter vers des démarches d’analyses intégrant les paramètres connus, et ceux qui ne le sont pas encore. Des outils comme l’intelligence artificielle apporteront de bons espoirs en ce sens posant néanmoins la question de la confiance en ces technologies pour leur utilisation sur des théâtres d’opération.

La troisième session de cette journée portera sur la gestion de la cyber information par des chefs militaires qui ne sont pas nécessairement des spécialistes du numérique. La responsabilité du décideur opérationnel, est en effet engagée pour chaque action sur le terrain (actions défensives et offensives). Les outils qu’il a en main, et notamment son SOC, doivent être aiguisés pour l’aider à analyser la situation de cette action au sein du cyberespace, mais également lui présenter de façon claire et exhaustive les effets potentiels de ses décisions. En ce sens, le décideur doit considérer son tableau de bord cyber non comme une surcouche des autres volets de son commandement mais de façon réellement intégrée.

Cet événement est réservé au personnel du ministère des Armées, du ministère de l’Intérieur et aux industriels de défense.

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Inscription gratuite et obligatoire en ligne.